Forts de plus de 25 années d'expérience dans la gestion de domaines viticoles, la vinification, et la mise en bouteilles à la propriété sur Châteauneuf-du-Pape, Claude et Jérémie Parisot et leur équipe vous proposent une selection de vins de la Vallée du Rhône de haute qualité à prix caveau. N’hésitez pas à nous contacter !

L'entretien des vignes

 

 

ÉPAMPRAGE

L'épamprage consiste à enlever les jeunes rameaux issus de bourgeons sur la vieille charpente de la vigne (pampres ou gourmands). Ces rameaux ne portent pas de raisin ; en revanche, ils utilisent une partie de l'énergie de la vigne pour pousser et l'entassement de végétation qu'ils induisent créent un microclimat favorisant les maladies cryptogamiques. De plus, l'excès de végétation ferme le rang de vigne et gène le passage des outils et la pénétration de la lumière solaire. Le viticulteur peut les enlever manuellement en les coupant. S'il opère trop tôt, ils peuvent repousser, s'il opère trop tard, le microclimat en place peut avoir déjà favorisé l'attaque du mildiou, de la pourriture grise ou du black-rot. Le travail mécanique consiste à passer des brosses actionnées par le tracteur. Elles ressemblent à des rouleaux de lavage automobile. En tournant, elles nettoient l'écorce et sectionnent les jeunes rameaux fragiles. Cette opération ne concerne cependant que le tronc, le passage en haut ne permettant pas de sélectionner les rameaux à fruit des pampres. L'usage d'herbicides défanants peut aussi servir à épamprer. Ces molécules grillent la partie verte aspergée sans pénétrer dans la plante. Les gourmands sèchent et tombent.

 

 

ÉBOURGEONNAGE

L'ébourgeonnage consiste à enlever les bourgeons surnuméraires. En effet, pour un œil laissé à la taille, il peut débourrer deux, voire trois bourgeons. Afin d'aérer la souche, le viticulteur peut être amené à les ôter. Cette opération ne peut être que manuelle, les brosses et herbicides ne sélectionnant pas les bourgeons à conserver. Cette tâche peut être rendue nécessaire par un épisode de gel, de grêle ou de vent fort. Autour des plaies des rameaux cassés, de nombreux bourgeons débourrent. L'ébourgeonnage évite d'avoir un aspect buissonnant ; la taille l'hiver suivant en est facilitée.

 

ÉCIMAGE ET ROGNAGE

Dans le cadre de la limite à l'expansion de la vigne, le viticulteur doit mettre un terme à l'allongement des rameaux. Cette étape a un rôle phénologique : la concurrence entre la grappe lors de la floraison et la pousse du rameau, est orientée vers la grappe. L'écimage juste avant la fin de la floraison limite la coulure physiologique pour les cépages sensibles et permet d'assurer une bonne mise à fruit. Cette opération continue le travail entrepris lors de l'épamprage en limitant le microclimat humide autour des grappes et en empêchant la fermeture du rang de vigne. Ce travail se poursuit par le rognage. En effet, l'écimage, en supprimant le rôle inhibiteur de l'apex, provoque le départ des bourgeons secondaires. Les rameaux nés de ces derniers doivent être limités dans leur pousse, c'est le rognage. Autrefois confiée aux enfants qui tapaient les extrémités à coups de bâton, cette opération est aujourd'hui mécanisée avec la rogneuse. Ainsi le rognage est réalisé dans le but de faciliter le passage des enjambeur (traitements, etc.), d'améliorer l'ensoleillement et l'aération des grappes en réduisant l'ombre portée d'un rang à l'autre, de supprimer les organes jeunes (bout de rameaux), plus sensibles au développement des maladies (mildiou, oidium, etc.) et de maintenir le port dressé des rameaux en réduisant leur longueur avant qu'ils ne soient retombants.

 

VENDANGE VERTE

Le rendement de la vigne peut être parfois trop élevé pour donner une qualité de raisin convenable. La vigne risque de peiner à le nourrir en éléments minéraux (carences) ou en eau (sécheresse). Le viticulteur peut-être amené à restreindre la production en faisant une vendange en vert ou éclaircissage : il récolte du raisin avant maturité pour en faire du verjus ou fait tomber du raisin à terre pour laisser les grappes restantes mûrir de manière homogène et convenable.
Une phytohormone, l'éthéphon a été mise au point, elle provoque une coulure sur les grappes. Selon le stade de la vigne où à lieu l'application, la chute de rendement peut aller de 100 % à 0 %. Ce traitement chimique doit être positionné précisément afin de limiter la récolte dans les limites voulues par le viticulteur. Outre la baisse de rendement profitable à la maturité, cette opération élimine les grains de raisin et grappes les plus jeunes : elle homogénéise donc aussi le stade de maturité de la récolte. Le coût de ce traitement est trois fois moindre que l'éclaircissage manuel. En outre, il supprime des grains de raisin au cœur des grappes et aère les grains restants, là où le travail manuel n'élimine que des grappes entières.

 

 

EFFEUILLAGE

Dans les vignes où la végétation est importante, l'amas de feuillage au niveau des grappes crée un microclimat humide favorisant les maladies cryptogamiques dont le mildiou et surtout la pourriture grise. Au stade fermeture de la grappe (stade de développement où les grains de raisins commencent à se toucher entre eux) les feuilles de la base sont celles qui ont effectué la photosynthèse depuis le débourrement. Leur rendement a baissé et leur rôle repris par des feuilles plus jeunes. Les enlever n'est donc pas pénalisant, mais améliore l'environnement des grappes et optimise les traitements anti-botrytis. Un autre stade quelques jours avant récolte permet d'exposer les grains à la lumière solaire pour en accélérer la maturation, voire la surmaturation dans le cas de vins moelleux.
Il existe de nombreux fabricants utilisant plusieurs systèmes. Certains aspirent les feuilles vers une lame qui les coupe ou vers deux rouleaux contrarotatifs qui les aspirent, d'autres utilisent un chauffage à gaz qui coagule les protéines des feuilles, entraînant leur dessèchement et leur chute au bout d'une quinzaine de jours.

 

TAILLE SÉCHE

La taille de la vigne est aussi dite taille sèche par opposition aux opérations en vert (durant la période de végétation). Cette phase du travail de vigneron est dictée par l'acrotonie très marquée de la vigne : les bourgeons les plus hauts débourrent les premiers et inhibent le développement des autres. Cette particularité est nécessaire pour une liane : grandir vite pour attendre la canopée. La taille de la vigne est donc une nécessité du viticulteur pour limiter la taille des pieds de vigne dans des proportions raisonnables : permettre un travail au niveau du sol et le passage d'outils tractés. Le second rôle consiste à limiter le nombre d'yeux (bourgeons donnant des rameaux porteurs de grappe) pour favoriser une bonne mise à fruit et une maturité optimale. Un grand nombre de modes de taille a été mis au point, selon les outils et les habitudes régionales, selon le climat ou selon les particularités des cépages.

 

 

TAILLE COURTE
Certains cépages ont des yeux fertiles dès la base des sarments (carignan, grenache, gamay, etc.) Une taille courte donne une bonne récolte. La taille courte consiste à ne laisser qu'un à trois yeux francs sur la branche. Chacun donnera un rameau porteur de grappe. Le moignon de sarment prend le nom de courson. Ce type de taille peut être pratiqué sur une charpente courte. Les branches courtes sur un tronc court donnent des pieds de vigne à ras de terre. Ce mode de taille est dit en gobelet court. La taille courte peut aussi être pratiquée sur une charpente longue. Dans ce cas, l'éloignement du sol peut être souhaité : il permet de faciliter le passage des outils d'entretien, d'éloigner les grappes du sol ; donc d'une humidité néfaste à l'état sanitaire du raisin. Plusieurs modes de taille correspondent à cette configuration : le gobelet long, l'éventail (gobelet long sur lequel les bras sont alignés dans le sens du rang pour répondre à la mécanisation du travail) ou encore le cordon. Dans ce dernier cas, les coursons sont portés par une branche horizontale portée par un fil de fer.

TAILLE LONGUE
Il existe des cépages pour lesquels la fertilité maximale est atteinte sur les yeux de rang médian (merlot, syrah, pinot noir, cabernet sauvignon, etc.) Le viticulteur qui recherche une récolte satisfaisante en quantité cherche donc à allonger le sarment conservé lors de la taille. Ce rameau porte le nom de baguette. Ce mode de taille appelé taille en guyot, doit son nom au docteur Guyot, son inventeur. Lors de son périple dans la France agricole du Second Empire, il a observé les pratiques locales de chaque région et créé un mode de taille simple destiné à augmenter la production et à simplifier le travail de taille. Le guyot simple comporte une baguette de six à douze yeux, voire plus et un courson destiné à produire la baguette de l'année suivante. Ce mode de taille peut être porté par une charpente courte, mais le plus souvent, il s'agit d'une charpente longue dont la baguette est attachée au fil de fer du palissage.

 


Sources: Wikipedia / Photos: Inter-Rhône.com


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